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Articles

La Gambie ne reconnaît pas Ouattara comme « Président de côte d’Ivoire »

Le gouvernement  gambien a annoncé samedi dans un communiqué qu’il ne reconnaissait pas Alassane Ouattara comme Président de la Côte d’Ivoire, malgré la capture lundi par les forces françaises du Président Laurent Gbagbo qui le remettront aux forces de son rival.  La Gambie, selon le communiqué, se refuse à reconnaître tout «président, le président Ouattara inclus, ni gouvernement africain qui aura été imposé par des forces extérieures au continent africain, peu en importe la raison ». Pour le Président Yahya Jammeh, Le Président Laurent Gbagbo reste « le président légitime de la Côte d’Ivoire selon la constitution». Aussi estime-t-il qu’ « il ne peut pas être jugé alors qu’Alassane Ouattara, le président ivoirien choisi par la communauté internationale, est resté impuni après avoir massacré des milliers de civils, seulement pour être président ». « Il est aujourd’hui très clair, relève la Gambie, pour tous les Africains que le complot po...

Maroc : La grâce du rois

Si en Algérie , Bouteflika tente d'apaiser la grogne de la population en annonçant une révision de la Constitution , le Maroc  souhaite également  calmer les ardeurs revendicatives . Jeudi, le roi Mohammed VI a ainsi grâcié 190 détenus dont des prisonniers politiques islamistes, agissant officiellement en réponse à un mémorandum qui lui a été soumis par le conseil national des droits de l'homme (CNDH). La décision royale porte sur la grâce sur le reliquat de la peine privative de liberté au profit de 96 détenus, la commutation de la peine de mort en peine à temps au profit de 5 détenus, la commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de 37 détenus et, enfin, la remise de la peine privative de liberté au profit de 52 détenus, précise un communiqué du ministère de la Justice. Seuls 96 des 190 concernés par la grâce royale seront donc libérés "dans l'immédiat". "Les autres, pour la plupart des prisonniers de droit commun, ont vu leurs peines...

Algérie : le président en faveur d'une révision de la Constitution

Mieux vaut prévenir que guérir : telle semble être la devise actuelle du Président algérien, Abdelaziz Bouteflika . S'exprimant dans le cadre d'un discours à la nation, ce dernier a en effet annoncé vendredi soir une prochaine révision de la constitution. But affiché : " renforcer la démocratie représentative". Une annonce qui intervient alors que le pays - d'ores et déjà agité par un vent de révolte - a vu 2000 à 3000 étudiants algériens descendre mardi dans les rues de la capitale, réclamant la démission du ministre l'Enseignement supérieur. " Pour couronner l'édifice institutionnel visant à renforcer la démocratie, il importe d'introduire les amendements nécessaires à la Constitution " de 1996, a ainsi affirmé le Président algérien. Lequel, âgé de 74 ans et doté d'une santé précaire, n'est pas intervenu en public depuis au moins trois mois. "J'ai exprimé, à maintes reprises, ma volonté de faire réviser la Consti...

Burkina Faso: Tirs à l’arme lourde dans la Présidence

Des tirs a la mitraillette et a l’arme lourde ont été entendus jeudi dans la soirée au palais présidentiel de Kossyam, a-t-on appris d’une source proche de la présidence.  Ces tirs d’armes légères et d’armes lourdes provenaient de la caserne du régiment présidentiel qui se trouve à l’intérieur du périmètre d’une vingtaine d’hectares abritant le palais du président de la République, Blaise Compaoré. Le Président Burkinabé aurait été exfiltré à son domicile sis a Koulouba. Selon un habitant de Ouaga 2000 « les combats sont intenses. Il y aurait des blessés. Les militaires du RSP ont investi certains quartiers de la ville et tirent en l’air ». Des sources concordantes indiquent qu’il s’agit des soldats de la garde présidentielle qui ont décidé de ces coups de feu pour appuyer des revendications pécuniaires. Les mutins avaient lancé un ultimatum  mercredi 30 mars au  président Burkinabé exigeant sa démission avant 18 heures. Le président burkinabè Blais...

L'ONU nomme une équipe d'experts pour enquêter en Côte d'Ivoire.

L'Organisation des Nations Unies a nommé une équipe d'experts des droits de l'homme pour enquêter sur les allégations de violations des droits en Côte d'Ivoire. Le Conseil des droits humains, a déclaré mardi que l'équipe serait dirigée par Vitit Muntabhorn, un professeur de droit thaïlandais qui a déjà été le rapporteur spécial sur les droits de l'homme en Corée du Nord. L'ONU aurait découvert 536 corps dans l'ouest de la Côte d'Ivoire depuis la fin de Mars et il est estimé que 400 autres personnes sont mortes à la suite de combats à Abidjan, la capitale commerciale, même avant les derniers combats . Navi Pillay, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, a déclaré la semaine dernière que le bombardement d'un marché dans le district d'Abidjan Abobo et assassiner des femmes qui manifestaient pacifiquement, ainsi que de nombreux autres meurtres et d'enlèvements, peuvent constituer des crimes contre l'human...

L’ancien président du Ghana Jerry John Rawlings contre l'arrestation de Gbagbo

L’ancien président du Ghana, le lieutenant de l’armée de l’air Jerry John Rawlings, a qualifié l'arrestation lundi du président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, de répétition de la tragédie de Patrice Lumumba en Républiquedémocratiquedu Congo en 1960. Commentant les événements entourant l'arrestation de M. Gbagbo, le Président Rawlings a dit: « Cinquante ans plus tard, avec l'Afrique cherchant encore à tâtons la liberté et la justice, l'Afrique noire répète la tragédie de Patrice Lumumba, alors que juste à côté, nos compatriotes arabes se battent et meurent pour leur liberté." « Jusqu’à quel point sommes-nous soumis ? », demande-t-il. Il a déclaré: « La mauvaise gestion violente de l'arrestation de Gbagbo et des membres de sa famille, en particulier l'humiliation de sa femme par les forces rebelles, est un nouvel acte d'accusation à l’encontre de certains membres de la communauté internationale.» L'ancien président a dit que des rapports vé...