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Affichage des articles associés au libellé Afrique

Libye: déjà 300 morts !

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, confronté à une  révolte populaire sans précédent depuis une semaine, a juré mardi dans un discours télévisé de rétablir l'ordre, brandissant la menace d'une répression sanglante.   Les violences qui ont accompagné la révolte contre le régime libyen ont déjà fait 300 morts -- 242 civils et 58 militaires --, selon un les premiers chiffres officiels présentés mardi soir avant une conférence de presse de Seif al-Islam, fils du numéro un Mouammar Kadhafi. Promettant de se battre "jusqu'à la dernière goutte" de son sang, le colonel Kadhafi a appelé la police et l'armée à reprendre la situation en main et assuré que tout manifestant armé méritait la "peine de mort".  "Rendez vos armes immédiatement, sinon il y aura des boucheries", a-t-il lancé évoquant une riposte "similaire à Tiananmen", en référence à la répression militaire du "Printemps de Pékin" en juin 1989 qui avait fait des centai...

Abidjan-panel et violences

Quatre présidents africains tentaient lundi à Abidjan de dénouer la crise post-électorale en Côte d'Ivoire, où des heurts entre forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et partisans d'Alassane Ouattara ont fait au moins un mort et une dizaine de blessés. Membres d'un panel de l'Union africaine (UA) sur la crise née du scrutin présidentiel de novembre, Idriss Deby Itno (Tchad), Jikaya Kikwete (Tanzanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) ont commencé leurs entretiens en rencontrant lundi après-midi Laurent Gbagbo, au palais présidentiel. Aucun des dirigeants n'a fait de déclaration à l'issue de ce rendez-vous de plus de deux heures. Au lendemain d'une réunion en Mauritanie, le panel devait soumettre lundi et mardi à Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président par une grande partie de la communauté internationale, dont l'UA, des propositions pour aboutir d'ici au 28 février à des solutions "co...

Libye-Manifestation: Un génocide à huis clos

Les ONG parlent de centaines de morts depuis le début de la contestation - Coincée entre deux pays, l'Egypte et la Tunisie, venant de vivre des bouleversements historiques, la Libye semble avoir du mal à échapper à une possible «contagion». Le pays de Kadhafi, au pouvoir depuis 1969, est confronté au vent de la révolte populaire. Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) au moins 104 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation, et les heurts entre forces de sécurité et manifestants ne semblent pas vouloir s'estomper . Difficile de confirmer ou d'infirmer la réalité des informations sur le terrain. Le gouvernement a coupé toutes les communications internet dans le pays et interfère dans les liaisons téléphoniques mobiles et fixes. Selon un décompte des agences de presse sur la base de différentes sources libyennes, le bilan de la contestation contre le régime du colonel Kadhafi s'élève à au moins 77 morts, la ...

Côte d'Ivoire: Une nouvelle banque nigériane suspend ses activités

Une nouvelle banque nigériane, United Bank for Africa (UBA), a suspendu ses activités en Côte d'Ivoire, en raison de la crise post-électorale qui a contraint plus d'une demi-douzaine d'établissements bancaires à fermer devant l'effondrement du système bancaire. Avant UBA, Access Bank avait suspendu ses activités dans ce pays, confronté au refus du président sortant, Laurent Gbagbo, de céder le pouvoir à Alassane Dramane Ouattara, au lendemain du second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010. 'La suspension des activités en Côte d'Ivoire est en accord avec le code de protection sociale du personnel du groupe, compte tenu de la situation politique actuelle dans le pays et des implications relatives à la sécurité de nos employés', a déclaré lundi le directeur général de l'agence UBA de Côte d'Ivoire, Liby Guillaume. Selon lui, la banque devrait reprendre ses opérations en Côte d'Ivoire dès que l'environnement socio-économique s'...

Soudan: Omar el-Béchir

Béchir ne briguera pas un mandat supplémentaire Le président soudanais Omar el-Béchir ne briguera pas un autre mandat lors de la prochaine élection présidentielle, a annoncé lundi un responsable du Parti national du Congrès (NCP, au pouvoir). "Je peux confirmer à 100% que Béchir ne briguera pas un nouveau mandat à la prochaine élection présidentielle. Il va effectivement laisser à différentes personnalités la possibilité de briguer le poste", a déclaré Rabie Abdoul Ati ."Mais il n'est pas sous pression. Ce n'est pas lié aux changements qui se produisent dans le monde arabe. Cela arrive en raison de la stratégie politique du NCP d'élargir la participation", a-t-il ajouté. Omar el-Béchir, arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat militaire en 1989, a été élu pour un nouveau mandat de cinq ans en avril 2010, malgré son inculpation par le Tribunal pénal international pour crimes de guerre et génocide au Darfour, région de l'ouest du pays...

Moubarak aurait des dizaines de millions de francs en Suisse

Les avoirs en Suisse de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak et de son entourage se comptent en "dizaines de millions de francs" suisses une semaine après l'annonce de leur gel par la Confédération, a indiqué dimanche le ministère des Affaires étrangères. Le 11 février, la Suisse a été le premier pays qui a décidé de geler les avoirs que pourraient détenir dans la Confédération le président égyptien démissionnaire et son entourage afin d'"éviter tout risque de détournement de biens appartenant à l'Etat égyptien". "Par cette ordonnance, les intermédiaires financiers comme les banques ou les assurances sont obligés de regarder s'ils détiennent des fonds appartenant à ces personnes", a expliqué un porte-parole du ministère, Stefan von Below. "S'ils en trouvent, ils sont tenus de nous en informer", a-t-il poursuivi. L'annonce a déjà porté ses fruits et le ministère helvétique des Affaires étrangères a reçu en une sem...

173 morts en Libye, le pays au bord de la guerre civile

Au moins 173 personnes ont été tuées en Libye depuis le début de la contestation le 15 février selon Human Rights Watch (HRW), alors que Saif el-Islam Kadhadi, le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé que le pays était au bord de la guerre civile et était la cible d'un complot étranger, lors d'une allocution télévisée dans la nuit de dimanche à lundi.  La plupart des victimes ont été tuées à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli, mais selon des témoins, des heurts sanglants ont éclaté samedi à Musratha, à 200 km à l'est de la capitale. Bastion de l'opposition, Benghazi est devenu le théâtre de "massacres", a affirmé Fathi Terbeel, un des organisateurs des manifestations, sur la chaîne Al-Jazira. "Cela ressemble à une zone de guerre ouverte entre les manifestants et les forces de sécurité". Dans la capitale libyenne, des dizaines d'avocats ont participé à un sit-in de protestation contre la répression...

Maroc: premières manifestations pour des réformes

Des milliers de Marocains ont manifesté dimanche dans de nombreuses villes du pays en faveur de réformes politiques limitant les pouvoirs du roi et des violences ont éclaté après ces premières protestations au Maroc depuis le début des révoltes arabes.  Les rassemblements ou défilés ont largement été pacifiques mais des incidents se sont produits à l'issue de manifestations dans plusieurs villes: Marrakech dans le sud et Larache, Tétouan et Al-Hoceima dans le nord, selon des témoins et l'agence marocaine MAP. A Al-Hoceima (nord-est), la police a dû faire usage de gaz lacrymogènes contre des villageois venus des alentours qui jetaient des pierres contre un commissariat et ont incendié des voitures, après la dispersion de la manifestation. A Marrakech, haut-lieu du tourisme au Maroc, un groupe de plusieurs dizaines de personnes a attaqué des magasins, un restaurant McDonalds et endommagé un édifice public ainsi qu'une agence de distribution d'eau et d'électricité. ...