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La Gambie ne reconnaît pas Ouattara comme « Président de côte d’Ivoire »


Le gouvernement  gambien a annoncé samedi dans un communiqué qu’il ne reconnaissait pas Alassane Ouattara comme Président de la Côte d’Ivoire, malgré la capture lundi par les forces françaises du Président Laurent Gbagbo qui le remettront aux forces de son rival.
 La Gambie, selon le communiqué, se refuse à reconnaître tout «président, le président Ouattara inclus, ni gouvernement africain qui aura été imposé par des forces extérieures au continent africain, peu en importe la raison ».
Pour le Président Yahya Jammeh, Le Président Laurent Gbagbo reste « le président légitime de la Côte d’Ivoire selon la constitution». Aussi estime-t-il qu’ « il ne peut pas être jugé alors qu’Alassane Ouattara, le président ivoirien choisi par la communauté internationale, est resté impuni après avoir massacré des milliers de civils, seulement pour être président ».
« Il est aujourd’hui très clair, relève la Gambie, pour tous les Africains que le complot pour recoloniser l’Afrique est bien réel, et que nous devons nous y opposer ». Le gouvernement gambien qui craint «une guerre civile en Côte d’Ivoire » après la capture du Président légitime, souhaite l’organisation d’ « une nouvelle élection le plus rapidement possible ».
La Gambie devient ainsi le premier pays africain à s’opposer officiellement à l’intervention armée des forces françaises et de l’ONUCI, aux côtés des rebelles de Ouattara pour l’imposer à la tête du pays. Le Président Russe avait déjà critiqué l’intervention de l’ONU en Côte d’Ivoire, exigeant « des explications ».
Le contentieux électoral né du scrutin du 28 novembre s’est transformé en une guerre avec l’ingérence armée de la France et de l’ONU (Organisation des Nations Unies) qui soutenaient Alassane Ouattara.
Le Président Laurent Gbagbo, a été reconnu et investi Président par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs  en Côte d’Ivoire alors qu’Alassane Ouattara, se fonde lui sur une certification « controversée et précipitée » du représentant de l’ONU à Abidjan.


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