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Burkina Faso: Tirs à l’arme lourde dans la Présidence


Des tirs a la mitraillette et a l’arme lourde ont été entendus jeudi dans la soirée au palais présidentiel de Kossyam, a-t-on appris d’une source proche de la présidence.
 Ces tirs d’armes légères et d’armes lourdes provenaient de la caserne du régiment présidentiel qui se trouve à l’intérieur du périmètre d’une vingtaine d’hectares abritant le palais du président de la République, Blaise Compaoré.
Le Président Burkinabé aurait été exfiltré à son domicile sis a Koulouba. Selon un habitant de Ouaga 2000 « les combats sont intenses. Il y aurait des blessés. Les militaires du RSP ont investi certains quartiers de la ville et tirent en l’air ».
Des sources concordantes indiquent qu’il s’agit des soldats de la garde présidentielle qui ont décidé de ces coups de feu pour appuyer des revendications pécuniaires.
Les mutins avaient lancé un ultimatum  mercredi 30 mars au  président Burkinabé exigeant sa démission avant 18 heures.
Le président burkinabè Blaise Compaoré a reconnu le même jour,  lors d’un « discours à la nation « , que son pays traversait une crise et a souhaité discuter avec les mutins.
Le Chef de l’Etat Burkinabè avait réaffirmé « les excuses » du commandement militaire     « aux populations ainsi qu’à l’ensemble des acteurs du monde de la justice ».
Des heurts avaient éclatés mercredi 30 mars dans la capitale et diverses sources concordantes avaient annoncé le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré, pour mort. Plusieurs témoins sur place ont indiqué dans la soirée l’avoir rencontré «légèrement blessé mais en bonne santé ».
«Le discours du président (Blaise Compaoré, ndlr) intervenait dans un souci d’apaisement», a indiqué une source proche de la présidence burkinabèe précisant que Blaise Compaoré a invité les mutins à la table de discussion.
« Les décisions consensuelles issues de ces concertations seront immédiatement appliquées», avait souligné le président Burkinabè dans son discours.
Des coups de feu avaient été entendus dans la nuit, mardi 22 mars, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, où des soldats étaient en mouvement de contestation. Cette première manifestation faisait suite à une altercation au cours de laquelle, cinq militaires condamnés, avaient été jugés coupables de brutalités sur des populations civiles au mois de février 2011.
Pour manifester leur mécontentement, des militaires s’étaient appropriés un dépôt d’armes au Camp Sangoulé Lamizana à Gounghin qui abrite également les locaux de la Justice militaire ou le procès a eu lieu et où certains de leurs camarades étaient détenus.
Les magistrats et auxiliaires de justice ont entamé depuis vendredi 25 mars une grève illimitée pour protester contre ces actions des militaires.

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