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Côte d’Ivoire: Une trentaine de morts blancs


Une affaire de « trente cadavres de Blancs » oppose en ce moment le Consulat de France et l’Onuci. Les violents combats, à l’ouest, auraient fait de nombreux morts dans les rangs des soldats onusiens parmi lesquels figureraient des soldats de la force Licorne. La France s’oppose au rapatriement des dépouilles sur sa base du 43e Bima.
Le Consul de France en Côte d’Ivoire n’est pas du tout content de la représentation onusienne en Côte d’Ivoire (Onuci). Tout serait parti des affrontements qui ont lieu à l’Ouest du pays précisément à Toulépleu, et qui continuaient jusqu’au jeudi 10 mars dernier.
De violents combats ont opposé les forces loyalistes ivoiriennes aux factions rebelles soutenues par les casques bleus de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).
Dans la localité de Toulépleu, ces affrontements ont fait de nombreux morts dans les rangs de la rébellion soutenue par les forces onusiennes. Mais fort curieusement, de sources loyalistes, l’on dénombre des combattants de race blanche. «Une trentaine», indiquent nos sources loyalistes basées à l’Ouest, sans trop de précisions.
Le jeudi 10 mars dernier, les hélicoptères militaires marqués UN, ont procédé au rapatriement des dépouilles des «races blanches» vers Abidjan. La destination a été formellement identifiée comme étant la base française du 43e Bataillon d’infanterie de la marine (Bima), à Port-Bouët, à proximité de la base aérienne des forces loyalistes ivoiriennes et de l’aéroport civil Félix Houphouët-Boigny.
Une démarche qui n’aurait pas été du goût des autorités françaises. En effet, selon des sources proches de ce dossier, le Consul de France est rentré dans une colère noire. Il a fortement désapprouvé cette option de l’Onuci qui a consisté à rapatrier les dépouilles des soldats « blancs » sur la base militaire française. Toutes choses qui donnent l’impression que la France combat officiellement aux côtés des factions rebelles. Ce qui, bien évidemment, mettrait très mal à l’aise une partie de la communauté internationale et bien plus, la diplomatie française.
Celle-ci jusqu’ici continue de justifier la présence des militaires français en Côte d’Ivoire, par l’appui et l’assistance logistique aux Casques bleus en vue d’aider ce pays à sortir définitivement de la crise.
Même si au moment où nous mettions cet article sous presse, rien n’indiquait qu’il s’agissait des soldats de nationalité française opérant sous le couvert de la force Licorne, ou des mercenaires recrutés pour prêter main forte aux rebelles du Nord d’Alassane Dramane Ouattara. Cependant, le fait même de rapatrier ces « soldats blancs » au camp français serait perçu comme un signe officiel de la France qui bascule dans la violence au détriment des populations civiles.
Cela serait contraire au principe d’impartialité et à la mission de pacification qui est la sienne en Côte d’Ivoire. Etant donné que ces violents combats qui se déroulent presqu’au quotidien sur l’ensemble du territoire ivoirien font de nombreuses victimes parmi les civils. La commune d’Abobo dans le District d’Abidjan est un exemple de violences notoires dont les principales cibles sont les personnes (femmes, enfants, et vieillards compris) connues pour leur sympathie pour La majorité présidentielle du président Laurent Gbagbo.
Les organismes de secours sont débordés face à l’ampleur de la désolation des populations civiles.
Selon une autre source militaire, le Consul de France aurait fermement recommandé à l’Onuci de « reprendre ces cadavres et de laisser la France en dehors de tout cela ». Fortement embarrassés, les hommes de Young-Ji Choï, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, ne se sont pas fait prier, ils ont tout simplement abdiqué. Les dépouilles de la trentaine de « soldats français » ou des mercenaires blancs ou même les deux catégories à la fois, se trouveraient, jusqu’à jeudi dernier, au siège de la représentation onusienne à l’ancien hôtel Sebroko.
Un autre colis très embarrassant, pourrait-on dire, pour l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) accusée, non seulement par les partisans du président Laurent Gbagbo « d’impartialité ». Mais également par les populations civiles qui ne comprennent toujours pas pourquoi les Casques bleus sont indifférents face à leurs souffrances dans les combats les opposant aux rebelles de Ouattara.
Tout récemment à Abobo, ces populations civiles ont encore pointé un doigt accusateur vers les Casques bleus de l’Onuci d’être à la base de leur malheur. Ces Casques bleus sont formellement identifiés dans divers sous-quartiers de cette commune peuplée de plus d’un million d’habitants, de « faire des missions de reconnaissance au profit des rebelles d’Alassane Dramane Ouattara», avant les affrontements avec les forces régulières ivoiriennes.

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