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Algérie : un millier d'étudiants manifestent devant le ministère de l'Enseignement Supérieur

Plus de mille étudiants se sont rassemblés mercredi devant les portes du siège du ministère de l'Enseignement Supérieur à Alger. A partir de 10 H du matin, les étudiants de pas moins de huit écoles nationales épaulés par leurs camarades de l'Université de Boumerdès ont organisé une manifestation pacifique devant les locaux du département de Harrouabia situés à Ben Aknou.  
"Ecoles Supérieures, diplômes inférieurs", "On ne se laissera pas marcher sur les pieds", "Sos ingénieurs en détresse", etc., tels sont les slogans qui ont habillé mercredi matin des pancartes brandies par un millier d'étudiants issus de huits grandes écoles nationales réparties sur l'ensemble du pays. 
Ces étudiants en colère réclament aujourd'hui plus que jamais l'annulation du décret présidentiel n°10-315 et le retour au système classique. Ce décret qui fixe la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires a fini, ainsi, par unir les étudiants des grandes écoles d’ingénieurs lesquels contestent vivement la "dévalorisation" de leur cursus par les pouvoirs publics. 
" Ce décret est une humiliation pour nous. Notre diplome d'inégniorat a été trainé dans la boue. Et c'est tout notre avenir universitaire et professionnel qui est mis en péril. Nous n'accepterons jamais cela. Notre mobilisation se poursuivra jusqu'à la satisfaction de nos revendications", expliquent des délégués d'étudiants joints par téléphone. 
Nos interlocuteurs soulignent, par ailleurs, qu'une plate-forme de revendications sera remise mercredi par une délégation de huit représentants des étudiants aux responsables du ministère de l'Enseignement Supérieur. Dans cette plate-forme, les étudiants exigeant, entre autre, un statut particulier pour "les grandes écoles" qui assure la valorisation des diplômes délivrés par ces établissements. 
Ils appellent également à l'instauration des écoles doctorales au niveau de toutes les grandes écoles et au changement des conditions d'accès aux écoles doctorales en remplaçant l'accès sur dossier par un accès sur concours écrit obligatoire.
"Si notre plate-forme n'est pas encore prise en considération, nous reconduirons jeudi notre manifestation devant le siège du ministère. Et nous tenterons d'être à chaque fois plus nombreux lors de nos rassemblements pour faire entendre notre colère au ministre. Nous ne sommes pas des gamins et Rachid Harrouabia doit savoir que nous irons jusqu'au bout de notre combat", confient encore les délégués de ces étudiants protestataires. 
Il est à signaler en dernier lieu que le mouvement de protestation vient de toucher l'ensemble des universités du pays et ne concernent plus uniquement les écoles nationales. Mercredi, après Souk Ahras, Bordj Bou Arréridj, Oran, Tizi-Ouzou, Bouira, Blida, c'est autour des étudiants de Laghouat de procéder à la ferméture des facultés de leur université. 
A Laghouat aussi, un millier d'étudiants ont exprimé leur colère contre "l'abusrdité" des modalités de ce décret présidentiel. Et en dépit des menaces de l'administration universitaire, les étudiants de Lagouhat ont décidé de maintenir leur grève "jusqu'à ce que le ministre annonce officiellement l'annulation de ce décret de la honte", indique à elwatan.com un délégué d'étudiants.  

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