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Articles

Plus de 12 millions de Camerounais sans emploi

D’après l’Institut national de la statistique, 582 319 personnes ont un emploi salarié sur une population active de 13 millions L’Etat emploie moins de 200.000 agents Le travail est encore un véritable serpent de mer au Cameroun. Une hydre à mille têtes. C’est la principale leçon à retenir en parcourant le rapport commis par l’INS, après une enquête menée en 2009, et qui fait toujours foi. L’INS apprend ainsi que l’Etat du Cameroun, le premier employeur compte seulement 196.056 agents permanents. Le rapport est muet quant au personnel temporaire employé par l’Etat. D’ailleurs l’INS est assez réservé sur la question. Ce qui n’est pas le cas des statistiques inhérentes au secteur privé qui, après plusieurs décennies, a pour premier employeur la Cameroon development corporation (CDC), avec un peu plus de 13.000 employés dont la plus grande part est constituée d’ouvriers. Au sujet des statistiques en général, on retient que les entreprises recensées lors du dernier recensement g...

Un regard sportif sur l’impasse ivoirienne actuelle

Deux concepts semblent se dégager sur la problématique qui fait l’objet des élections en côte d’ivoire. La légitimité pour le cas présent est la conviction qu’on a que la majorité de l’électorat lors des dernières élections a été favorable à Ouattara. Pourtant la légalité ici revêt outre la conformité à la loi, les questions d’éthique et de déontologie.Mais comme les notions d’éthique et déontologie sont pour ma part un peu subjectives ,on peu s’en remettre tout simplement à la conformité -à la loi. la situation qui se présente aujourd’hui mets deux acteurs institutionnels en jeu à savoir la CEI et le conseil constitutionnel. la loi stipule que la CEI a compétence de proclamer les résultats provisoires et le conseil constitutionnel(CC)les résultats définitifs. sans oublier surtout que le CC est un organe judiciaire de dernier ressort dont ses jugements sont revêtus de ce qu’on appelle en droit de l’autorité de la chose jugée, par conséquent non susceptible de recours. cette situat...

Libye : une résolution sortie de la boîte de Pandore

L'Organisation des nations unies (ONU) et son Conseil de sécurité ont fini, tardivement, par s'accorder sur la nécessité d'une résolution pour tenter de régler la "crise libyenne". Toutefois, à la lecture du texte de la résolution 1973, adoptée le 17 mars au soir, à New York, on ne peut manquer d'être préoccupé notamment par les termes choisis dans le préambule, lesquels ne sont rien moins qu'une attaque ad hominem révèlant les arrière-pensées. La France en acceptant ce préambule a commis une première faute. Tout d'abord, les événements libyens ne sont en rien "comparables à ceux qui ont touché la Tunisie, puis l'Egypte, puis le Yémen, puis Bahreïn, puis la Jordanie et depuis peu la Syrie. Une différence de nature et de parfum : en Libye, l'odeur de la poudre a vite remplacé le parfum du jasmin et la "révolte populaire" s'est vite transformée en "insurrection armée". Dans les autres pays "la société civile...

Côte d’Ivoire : et s’il était déjà trop tard

Et s’il était déjà trop tard. Et s’ils avaient raison ceux qui prédisent une prochaine guerre civile en Côte d’Ivoire ? Les positions des deux camps, qui s’opposent depuis l’élection présidentielle de novembre, sont si tranchées, qu’il n’est apparemment plus possible de les rapprocher. On aura beau rappeler aux uns comme aux autres quelques évidences, rien n’y fait. Et pourtant... Aujourd’hui, ni Ouattara ni Gbagbo ne peut se prévaloir d’être président. Le premier, parce que sa victoire dans les urnes, proclamée par la Commission électorale indépendante, doit être, de toute façon, entérinée par le Conseil constitutionnel, comme le prévoit la loi ivoirienne, ce qui n’est pas encore le cas. Le second, parce que le Conseil constitutionnel, qui l’a fait roi, a failli à sa mission, puisqu’après avoir annulé les votes dans plusieurs départements, il n’a pas appelé à reprendre le scrutin, comme l’y oblige clairement l’article 64 du code électoral. Certains, comme moi, avaient proposé qu’...

Crise en Côte d’Ivoire: Le Cameroun libère les conteneurs d'armes de l’Onu

Les usagers du stade du Groupement mobile d’intervention (Gmi) n°2 du Littoral, à Bonanjo (Douala), peuvent enfin jouir de leur espace. La cinquantaine de conteneurs portés par des semi remorques qui encombraient ces lieux, ne sont plus là depuis deux jours. Une source indiquent qu’ils ont été convoyés avant-hier vers le port autonome de Douala, avec en tête un véhicule aux couleurs des Nation unies, vraisemblablement pour embarquement. Mais La Nouvelle Expression n’a pas pu vérifier s’ils ont été embarqués et pour quelle destination. Depuis deux semaines, ils étaient stationnés là. Certains d’eux étaient estampillés « UN » (United Nations). Selon des sources confidentielles, des éléments des forces spéciales étaient dépêchés de Yaoundé pour les tenir à l’œil. Ces camions avaient été saisis par la police camerounaise à Garoua Boulaï à l’Est du Cameroun, alors qu’ils descendaient en convoi d’un pays voisin du Cameroun il y a un mois. Une inspection sommaire du contenu là-bas, selon...

Côte d’Ivoire: « La partition du pays est une option »

A Abidjan, et dans l’Ouest ivoirien, les combats s’intensifient. Selon l’International Crisis Group, la guerre civile aurait même déjà commencé. Michel Galy, spécialiste de la Côte d’Ivoire au Centre d’études des conflits, fait le point sur les événements ivoiriens. Peut-on parler de crise humanitaire en Côte d’Ivoire? Près de 500 000 personnes ont fui leur habitation depuis le début de la crise. Pour les familles qui fuient les violences, mais qui restent dans le pays, c’est le phénomène du retour au village. Les Sahéliens, les « Néo-Dioulas » du nord, fuient, eux, davantage à l’extérieur du pays, vers le Burkina Faso et le Mali. Ceux qui sont en pays Bété (ouest) partent vers le Ghana ou le Libéria, qui a vu arriver depuis quelques semaines entre 80 et 100 000 réfugiés ivoiriens. Ainsi, à cause de cet exode massif, tous les pays limitrophes sont concernés par la crise ivoirienne, et en particulier la Guinée, la Mauritanie, le Sénégal et le Nigéria, dont les ressortiss...

Afrique Centrale : Les prévisions de croissance réévaluées par le comité de politique monétaire

Des projections de croissances sur le vert La communauté des Etats d’Afrique centrale connaît une relative accélération de sa croissance en 2011, avec un taux d’accroissement du PIB projeté à 5,2%. Réuni au siège du gouvernement de la banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) vendredi 18 mars dernier, la première session du Comité de Politique Monétaire (CPM) pour l’année 2011, a confirmé et réévalué les bonnes perspectives de la zone, par rapport aux dernières prévisions de décembre 2010. Sur les résultats de l’année 2010, l’Afrique centrale aurait connu une accélération relevée de sa croissance, avec une hausse du produit intérieur brut réel de 4,2%, contre 1,8% en 2009. Le CPM fait aussi le constat d’une forte atténuation des pressions inflationnistes. Le taux d’inflation annuel est revenu à 1,2% contre plus de 4% en 2009, soit un ajustement de près d’un point en mieux. Le comité relève aussi une bonne tenue des soldes budgétaires, dont le déficit global de 0,8% du PIB a cédé la ...