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journée sanglante à Douala

Un grand meeting de commémoration des martyrs était programmé ce jour à Douala, la capitale économique par des partis d'opposition et autres associations. Le pouvoir a brandi les muscles en déployant un nombre impressionnant de militaires, gendarmes et policiers.
Dès 9 h 30, environ un demi millier de manifestants avaient répondu au mot d'ordre lancé par le Social democratic front, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), le parti démocratique social (FDS) et l'Union des populations du Cameroun (UPC), tous de l'opposition.
Ils n'ont même pas eu le temps de s'organiser pour la marche pacifique quand les forces de l'ordre les ont brutalement dispersés à coup de gaz lacrymogènes et de violents jets d'eau.
Au niveau de la Salle des fêtes, en plein centre ville, environ 200 pandores ont encerclé le député et président du SDF pour la région du Littoral Jean Michel Nintcheu.
Nonobstant sa qualité d'élu du peuple, il a été molesté, ses lunettes médicales confisquées, ses habits déchirés et le corps couvert de blessures.
Côté Manidem, son président Abanda Kpama, Anicet Ekane, le chargé des affaires stratégiques et extérieures, M. Mpouma, le secrétaire à la formation ont été arrêtés et conduits vers une destination inconnue.
Il en est de même pour certains manifestants qui sont toujours introuvables.
pproché par l'agence Ai, le 2ème vice-président chargé des relations avec les institutions et les élections du Manidem, Valentin Dongmo Fils, a estimé que cette journée de la commémoration des martyrs n'a pas été un échec.
Quant à Jean Michel Nintcheu du SDF, en dépit de la brutalité dont il a été victime de la part des forces de maintien de l'ordre, il n'entend pas baisser les bras.
« Nous organiserons pour les prochaines semaines des manifestations de grande envergure pour exiger le départ de M Biya. Le peuple camerounais doit prendre son destin en mains à l'instar des peuples tunisien et égyptien », a-t-il confié, visiblement déterminé, à l'agence Ai.

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