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Côte d’Ivoire-Panel ou Parcelles?

Les cinq chefs d’Etat, qui séjournaient à Abidjan depuis lundi 21 février, ont regagné leurs pays. Ils ont quitté la capitale ivoirienne sans avoir dévoilé la solution adoptée en vue de débloquer la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. C’est que les présidents sud-africain, mauritanien, tchadien et tanzanien ont butté contre la dure réalité ivoirienne dans leur tentative de concilier les positions rigides des camps adverses. Ils ont donc dû « se chercher », promettant de rendre leur verdict lundi 28 février prochain, à l’issue de leur prochaine rencontre à Nouakchott en Mauritanie.
Idriss Deby, Jakaya Kikwete et Mohamed Ould Abdel Aziz sont donc partis hier mercredi 23 février, contrariés par une polémique qui y est certainement pour quelque chose dans le départ de Jacob Zuma d’Abidjan dans la nuit du mardi 22 février. Ce jour-là, le président sud-africain a dû être exfiltré de l’hôtel du Golf, sous forte surveillance policière. Membre du panel des chefs d’Etat venus écouter Alassane Ouattara, Zuma a eu maille à partir avec des partisans de Ouattara, qui venaient d’apprendre la proposition de partage du pouvoir annoncée par un ministre sud-africain.
Selon l’Afp, le ministre sud-africain adjoint des Affaires étrangères, Ibrahim Ibrahim, a en effet déclaré depuis l’Afrique du Sud, que le panel va préconiser un partage du pouvoir ou, à défaut, une reprise des élections. Une information qui est venue crisper les échanges avec le camp Ouattara. Et le président sud-africain a dû subir la colère des partisans du locataire du Golf. Pour le gouvernement du Golf, le panel a plutôt confirmé Ouattara comme président élu de Côte d’Ivoire.
C’est du moins ce qu’a déclaré son ministre des Affaires étrangères, Gervais Kacou. Une information relayée joyeusement par la presse proche du camp Ouattara quand le camp adverse, lui, mettait l’accent sur l’idée de partage du pouvoir émise par le ministre sud-africain. C’est dans ce contexte bien ivoirien que les émissaires de l’Union africaine ont quitté Abidjan, où ils ont sûrement pris la mesure de la délicatesse de leur mission. « Nous ne sommes pas au bout de nos peines », ne croyait pas si bien dire le chef de la délégation, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

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