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la dette extérieure du Sud-Soudan

Khartoum, Soudan - Le président Omar el-Béchir n'a jamais promis à l'ancien président américain, Jimmy Carter, que le Soudan prendrait en charge la dette extérieure du Sud-Soudan en cas de séparation avec le Nord à l'issue du référendum en cours, indique un communiqué officiel.

Selon le communiqué, le président soudanais aurait plutôt déclaré qu'en cas de séparation, la dette du Su-Soudan devrait être totalement annulée dans le cadre de l'initiative d'épongement de la dette des pays les moins développés.

Le président Carter, qui séjourne actuellement au Soudan comme observateur du référendum, avait déclaré à une télévision américaine que le président el-Béchir avait offert que le Nord prenne à sa charge toute la dette étrangère du pays afin de permettre au Sud d'avoir un bon départ, en cas de sécession.

'Le président (el-Béchir) a estimé que la division de la dette entre le Nord et le Sud, en cas de séparation, est inutile car leurs revenus annuels ne permettraient pas de couvrir le service de la dette et que par conséquent cette dette doit être annulée, une fois pour toute, dans le cadre de l'initiative des Pays pauvres très endettés (HIPC)', précise le communiqué.

L'initiative HIPC a été lancée en 1996 par le FMI et la Banque mondiale afin qu'aucun pays ne soit confronté à une dette qu'il ne peut gérer.

Le président el-Béchir a souligné que le fardeau de la dette serait de la responsabilité de trois parties: le Nord-Soudan, le Sud-Soudan et la communauté internationale.

La Banque mondiale chiffre la dette externe du Soudan à 35,7 milliards de dollars à la fin de 2009, dont plus de 30 milliards de dollars d'arriérés.

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