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Gbagbo rejette la proposition d'un gouvernement d'union nationale

Comme on pouvait s’y attendre, la proposition de ouatara n'a pas fait  long feu. Quelques heures après que Youssoufou Bamba, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à l’Organisation des nations unies (nommé par Alassane ouatara) a évoqué l’éventualité d’un gouvernement d’union nationale, sous l’égide d’Alassane Ouattara, incluant des partisans de Gbagbo, ces derniers l’ont rejetée.
« C'est de la diversion », a déclaré Pascal Affi N’Guessann président du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo). « Ce qui est non négociable, c'est la victoire de Laurent Gbagbo, officiellement élu et proclamé, qui gouverne le pays », a-t-il affirmé.
La proposition de Youssoufou Bamba semblait déjà vouée à l’échec alors qu’il la prononçait, lundi soir. Très mesuré, il avait simplement affirmé : « Ce que je dis, c'est que M. Ouattara doit être reconnu comme président légitime par M. Gbagbo. [...] Et à partir de là, M. Gbagbo n'est pas seul. Il a des partisans, il a des gens compétents dans son parti. Nous sommes prêts à travailler avec eux, dans le cadre d'un large gouvernement d'union. »
À l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo qui s'est rendu à Abidjan du 9 au 11 janvier pour une mission « exploratoire », le président sortant avait déjà déclaré qu'il refusait de céder le pouvoir à son rival, et qu'il demandait toujours un recomptage des voix du scrutin.
Par ailleurs, le médiateur de l'Union africaine (UA), le Premier ministre kényan Raila Odinga, a indiqué qu'il se rendra pour la deuxième fois en Côte d'Ivoire « jeudi ou vendredi ». « Il s'entretiendra d'abord avec le président de la Commission de l'UA Jean Ping mercredi à Nairobi, avant de partir pour la Côte d'Ivoire », a précisé son porte-parole, Dennis Onyango

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